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Honda CB 500 Four - Essai |
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Avec l'age, je prépare de nouveau le permis moto sur
une Honda CB 350 (le
bi-cylindre, pas la pièce
d'horlogerie). Le moniteur roule sur une superbe Kawasaki 900 Z1. Avec le permis en poche (une formalité en ce temps là, il
suffisait d'aller au bout de la rue et de revenir), le temps des choses sérieuses commencent.
Le choix de la machine est facilement fait. Mon choix se
porte vers une moyenne cylindrée, donc entre 250 et 500 cc pour des questions de budget. Comme pour la
125, je souhaite une machine 4 temps.
Ces critères éliminent donc Yamaha avec ces RD250 et RD350,
Suzuki avec ces GT250,
GT380 et GT550 et Kawasaki avec ces 250 S1, 350 S2 et
500 H1. Il
me reste donc Honda avec ces CB250, CB360, CB 350
Four et CB500 Four. La CB 500
bénéficie du prestige du 4 cylindres de la CB 750 tout en ayant une cylindrée
correcte, c'est donc elle qui fera un bout de route avec moi.
Cette
machine, sans avoir une ligne exceptionnelle, est agréable à l'œil avec ces 4
pots d'échappements et son réservoir bicolore (or et noir). Pour la
sécurité, elle possède un frein à disque, le frein arrière est traditionnellement un frein à tambour simple
came. Le tableau de bord est complet (pour l'époque), avec son compteur, compte tours et
sa batterie de voyant, mais difficilement lisible (les compteurs ne sont pas
assez inclinés). Pour le passager, une sangle de maintien est disponible sur la
selle.
Les premiers équipements installés me permettrent de faire
du grand tourisme sans fatigue. J'installe donc un tapis de réservoir, un porte bagage, une paire de sacoches
et une paire de protège carter. Toujours dans l'optique de faire de grands
parcours, la chaîne d'origine a été remplacée par un kit Duplex
(l'équivalent de 2 chaînes juxtaposées).
Dans cette configuration je fait plusieurs aller et retours
entre Lille et Chamonix (où je passe le plus souvent mes vacances), Lille et
Pau (où je profite d'une année sabbatique gracieusement offerte par le
ministère des armées).
A cette époque, on ne parlait pas de tuning, mais il fallait
déjà personnaliser sa machine. Pour les petites distances, je remplace le grand guidon d'origine
par une paire de bracelets et la selle par une selle à dosseret (bien moins confortable
que la selle d'origine, mais beaucoup plus esthétique). Dans cette
configuration, la machine prend un peu air sport qui ne lui va pas si mal.
Afin d'améliorer l'éclairage de la machine, j'installe deux
longues portées. La puissance de feu de ces deux phares permet de rouler la
nuit sereinement. Les points d'ancrage de ces deux projecteurs passeront du
phare d'origine aux protèges carter. Si d'un point de vue efficacité, le
montage sur le phare d'origine est mieux, je suis obligé de l'abandonner à
cause du montage d'un tête de fourche, qui me permet de circuler plus facilement à grande vitesse ou sur
longue distance.
D'un point de vue conduite, cette machine se laisse
appréhender très facilement. Le poids reste somme toute raisonnable (pour
l'époque). Cette machine permet surtout par sa polyvalence de passer du mode des petites machines
à celui des motos à part entière et de découvrir toutes les facettes qui
font de la moto un monde de plaisir: la conduite cool sur longue distance comme
les petites bourres entre copains sur des petites routes où le moteur ne
rechigne pas à prendre des tours.
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